Blocage des accès de la Noë Verte

Comme vous le savez, un nouveau lieu a été ouvert hier sur la ZAD de Notre Dame des Landes. La menace d’expulsion planant, il a été entrepris de bloquer les accès à la Noë Verte, cette ferme destinée à abriter le collectif porteur du projet de conserverie autogérée.
Voici le flyer destiné aux habitantEs du lieu-dit et autres personnes qui pourraient subir le désagrément de ce blocage.

N’hésitez pas à le diffuser et à faire suivre les infos depuis
le site des occupantEs de la ZAD : zad.nadir.org

 

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Et n’oubliez pas de rendre visite aux occupantEs!
Il est VITAL que nous soyons nombreuses et nombreux à la Noë Verte afin de les soutenir et de maintenir ce lieu ouvert!

 

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Pourquoi l’EcoRéseau ne saurait-être une association

La première mouture de l’EcoRéseau s’était montée sous forme associative loi 1901. Bien qu’il ait été décidé de refuser toutes subventions par soucis d’indépendance, ce choix de la forme associative s’est avéré déconnecté des besoins de l’EcoRéseau. Dans cet article, nous allons exposer les réflexions qui nous ont amenéEs à nous défaire du statut Assocation loi 1901. Il ne s’agit pas de faire un procès d’intentions mais de se questionner sur l’état du milieu associatif en Pays Nantais et d’exposer les enjeux que cette forme implique pour agir en conscience.

On ne peut nier qu’en 1901, la liberté d’association pour touTEs était une grande avancée sociale. Cette loi officialisait les regroupements de personnes leur offrant la reconnaissance de l’Etat. Aujourd’hui, il existe en france plus d’un million d’associations. Les associations déclarées acceptent de facto un contrôle de leurs actions par les institutions. Elles ont le droit d’ouvrir un compte bancaire et doivent se soumettre à des obligations administratives en sus de leur organisation interne. Elles ont le choix d’accepter ou non des subventions (locales, de l’Etat, de l’Europe); le produit de la répartition des richesses par l’Etat.

Cette forme posait aussi un véritable problème idéologique: Demander l’autorisation de faire usage de notre force créative, être adoubéEs par une loi qui régit notre manière d’agir (et y impose les limites) était un non-sens. Le contexte local de lutte contre le projet d’aéroport du Grand Ouest a déjà mis en lumière le bridage de la parole des associations par les pouvoirs publics. Cette spécificité locale se manifeste notamment par  la récupération des idées du mouvement associatif et des luttes sociales (Le Voyage à Nantes, Nantes Capitale Verte de l’Europe illustrent à merveille notre propos), et le chantage à la subvention ( éhonté mais très clair) de Jacques Auxiette à la suite de la manifestation du 22 février 2014.

D’un point de vue plus technique, l’EcoRéseau est un outil mis à la disposition des groupes et des personnes habitant le Pays Nantais. Son action ne se pose pas « en plus » de celles des collectifs et associations locales, elle est en revanche toute vouée à articuler les initiatives existantes avec lesquelles nous avons en commun idées, fondements, critiques et pratiques. Il est une somme de connaissances, d’outils de coordination, d’entraide et de partage. Le rôle d’un EcoRéseau n’est autre que d’aider à l’autonomisation et à l’approfondissement des initiatives locales en y apportant des moyens et en ouvrant le champ des alternatives à un public moins sensibilisé. A terme, il peut être une véritable pépinière pour les porteureuses d’initiatives qui ne souhaitent pas brider leurs actions pour des subventions ou se laisser récupérer.

Nous sommes persuadéEs — et notre expérience le prouve — qu’en liant les différentes initiatives existantes et en favorisant l’éclosion de nouvelles expériences respectueuses de notre volonté de changement, nous construisons à notre petite échelle les possibles d’une société libre, égalitaire, solidaire et soutenable écologiquement.